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Trump en Chine : pourquoi Jensen Huang est laissé sur la touche

Alors qu'une délégation de patrons américains de premier plan accompagne Donald Trump en Chine, l'absence notable de Jensen Huang, PDG de Nvidia, souligne les tensions technologiques persistantes entre les deux puissances.

Le patron de Nvidia, Jensen Huang, a assuré que ce serait “un grand honneur” de se rendre en Chine aux côtés de Donald Trump.. Pourtant, le dirigeant ne figure pas parmi les chefs d’entreprise qui accompagneront le président américain lors de sa rencontre avec Xi Jinping.. Et pourtant ces patrons seront nombreux.. Le président américain sera en effet accompagné par une délégation d’une douzaine de chefs d’entreprises et non des moindres.. Plusieurs grands noms de

la tech et de l’industrie seront présents à Pékin, dont Cristiano Amon (Qualcomm), Elon Musk (Tesla) ou encore Tim Cook (Apple), David Solomon (Goldman Sachs), Larry Fink (BlackRock) ou Ryan McInerney (Visa).. Kelly Ortberg (Boeing) est également attendu, alors que l’avionneur espère décrocher une commande majeure en Chine.. Mais le patron de Nvidia, la première compagnie du monde en termes de capitalisation avec une valeur de 5.333 milliards de dollars ne sera pas de la

partie.. Ce qui est un signal négatif pour les perspectives commerciales du groupe dans le pays.. Depuis plusieurs mois pourtant, Jensen Huang multiplie les déplacements en Chine, notamment lors d’un voyage très médiatisé l’été dernier.. Une stratégie destinée à préserver les liens avec un marché qui représentait autrefois au moins un cinquième des revenus liés aux centres de données du groupe.. La rivalité technologique En toile de fond, les restrictions américaines pèsent lourdement sur les

ambitions de Nvidia.. Les puces les plus avancées du groupe, essentielles pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle, font l’objet de limitations strictes à l’export vers la Chine depuis quatre ans.. Même les versions adaptées pour répondre aux exigences de Washington restent interdites.. Conséquence directe: les ventes de Nvidia en Chine ne devraient pas rebondir à court terme.. “Il est fort improbable que la version la plus avancée des puces Nvidia soit approuvée par l’administration Trump

pour que la Chine puisse l’acheter”, estime Hao Hong, directeur des investissements chez Lotus Asset Management sur la chaîne CNBC.. Selon lui, le “découplage” technologique entre les deux puissances devrait encore s’accentuer.. “Je pense que la Chine a compris que la rivalité technologique entre les deux pays sera l’un des facteurs déterminants à l’avenir pour établir leur position concurrentielle relative dans la géopolitique mondiale”, ajoute-t-il.. Interrogé la semaine dernière à la télévision américaine sur une

éventuelle participation au déplacement présidentiel, Jensen Huang est resté prudent: “Nous devrions laisser le président annoncer ce qu’il décide d’annoncer… Si j’étais invité, ce serait un privilège, un grand honneur de représenter les États-Unis.” Donald Trump doit arriver à Pékin mercredi soir pour deux jours de rencontres avec Xi Jinping, une visite historique, la première d’un président américain en exercice depuis 2017.

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