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Mines : entre revendications syndicales et ambitions de croissance

Le ministère des Mines et les syndicats ont engagé un dialogue constructif pour transformer le secteur minier en un levier majeur de l'économie nationale.

Le secteur minier se trouve à la croisée des chemins, tiraillé entre des besoins sociaux pressants et des objectifs de performance économique ambitieux pour 2026.

À l’occasion de la récente célébration de la fête du Travail, les acteurs du ministère des Mines se sont retrouvés hors des sentiers battus, à quelques encablures de Libreville, pour un échange direct et sans artifice sur l’avenir de leur département.

Cette immersion en dehors des bureaux traditionnels visait à briser la glace entre la hiérarchie et les partenaires sociaux, facilitant ainsi des discussions franches sur la vision stratégique du secteur.

Ce dialogue est crucial car il conditionne la capacité du ministère à passer d’une gestion administrative classique à une dynamique de production intensive, essentielle pour atteindre les objectifs fiscaux fixés par l’État.

La présidente du syndicat, Annie Gisèle Nyangui Moukagni, a profité de cette tribune pour lister des dossiers brûlants.. Les attentes portent notamment sur la revalorisation des acquis, l’intégration du ministère au sein des régies financières et la création d’un statut spécifique pour les géologues afin de mieux reconnaître leur expertise technique.

Le ministre Sosthène Nguema Nguema a répondu par une approche pragmatique, rappelant ses succès passés au ministère du Pétrole pour galvaniser ses troupes. Son message est clair : la restructuration du département est une urgence absolue pour que le secteur devienne un moteur de développement.

Il a ainsi fixé un cap exigeant : faire bondir la contribution du secteur minier dans l’assiette fiscale, visant une hausse significative allant jusqu’à 20 % à court terme. Pour y parvenir, il mise sur une cohésion totale de ses effectifs, du personnel de sécurité aux cadres de direction.

Cette ambition s’inscrit dans une stratégie globale de diversification économique du pays.. Le gouvernement ne cache pas son intention de faire du secteur minier un pilier dominant, avec des projections tablant sur une contribution au PIB atteignant les 30 % d’ici 2030, tout en boostant la transformation locale des ressources.

L’enjeu est désormais de transformer cet enthousiasme ministériel en résultats concrets, tout en répondant aux aspirations légitimes des travailleurs qui attendent de meilleures conditions pour mener à bien cette mutation profonde.

En somme, la réussite du secteur minier repose sur cet équilibre fragile entre la satisfaction des besoins des agents et la rigueur nécessaire pour booster les recettes nationales.

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