Léonie Cassel, 16 ans, rêve de cinéma et de liberté

Dans un bar d’hôtel parisien, Léonie Cassel, 16 ans, raconte son quotidien de lycéenne en seconde, ses cinq langues et ses inspirations de cinéma et de mode. Née le 20 mai, cadette de Monica Bellucci et Vincent Cassel, elle décrit l’influence de sa mère, de so
Assise à la petite table ronde d’un bar d’hôtel parisien. Léonie Cassel reste droite. presque comme on le lui demanderait au premier jour de rentrée. Son jean baggy laisse voir des jambes interminables, ses pieds de danseuse s’avancent dans de jolies ballerines noires. Elle a ce visage lumineux, des couleurs chaudes qui rappellent l’Italie maternelle.
« Je suis née à Rome, sous le soleil », dit-elle.
On comprend très vite que, chez elle, les racines ne servent pas de décor. Léonie ne peut pas renier ses origines : elle est bien la fille cadette de Monica Bellucci et de Vincent Cassel. Son mélange dit quelque chose tout de suite — douceur et tempérament. audace et exigence. sous une cascade de cheveux bruns. Sa sœur aînée. Deva. mannequin et comédienne de 21 ans. suit avec brio les traces de ses parents.
Quelques jours après avoir célébré ses 16 ans, Léonie a accepté de poser pour un shooting mode et d’être interviewée pour la deuxième fois de sa vie. Elle est née le 20 mai.
Élève studieuse. en classe de seconde dans un lycée parisien. Léonie mène une vie d’adolescente qui ressemble à celle de beaucoup d’autres sur la forme — mais qui déborde sur le fond. Attirée par les matières littéraires. et particulièrement par la philosophie. elle garde une énergie qui fait rire plutôt que s’effrayer.
« Je suis une vraie pile électrique qui a du mal à tenir sur place », prévient-elle.
Elle explique aussi ce qui la construit au quotidien, ligne par ligne : « J’ai hérité de la quête d’harmonie de ma mère, de l’esprit aventureux de mon père et de la franchise sans détour de Deva. Ma grande sœur est mon modèle et ma meilleure amie. »
Monica Bellucci, elle, s’éclipse dans un petit salon attenant. « Je ne veux pas perturber l’interview », glisse l’actrice italienne d’une voix de velours.
Léonie parle vite. regarde avec espièglerie. et sa façon de tenir sa place donne l’impression d’avoir déjà appris à naviguer entre plusieurs mondes. Cosmopolite. elle a grandi dans un brassage multiculturel et dit parler déjà cinq langues : français. italien. anglais. espagnol et portugais. Elle décrit son enfance comme une série d’épiphanies.
Cinéphile, elle se souvient des premiers tournages mémorables. « Quand j’avais 5 ans, Deva et moi avons accompagné notre mère en Serbie sur le plateau de On the Milky Road, d’Emir Kusturica. Je me souviens de ma mère en robe de mariée, entourée de chats, au milieu d’un champ. »
À côté de cette mémoire-là, il y a aussi un goût très particulier pour les univers qui ne cherchent pas à plaire. « J’aime les univers oniriques, l’étrange, ce qui dérange », dit-elle.
Son imaginaire se nourrit d’histoires qui grattent. Elle adore les films d’horreur d’auteur, comme Hérédité et Midsommar, d’Ari Aster.
Avant même de parler de carrière, Léonie montre comment la fascination pour l’esthétique s’est formée. Elle dit avoir grandi en voyant sa mère se glisser dans des robes de gala, et en découvrant les métiers de la mode lors d’expositions et de défilés.
Un souvenir revient avec une netteté étonnante : « À 9 ans, j’ai assisté à un défilé de haute couture Dolce & Gabbana à Venise : un vrai spectacle où les robes faites de jouets agrafés et de traînes créaient un fil narratif fantastique. »
La narration et l’art, précisément, sont au cœur de ce qui l’émeut. Léonie a pris des cours de théâtre, pratiqué la danse et étudié le piano depuis sa petite enfance. Elle suit aussi des cours de chant. compose des chansons — à la guitare ou à l’ordinateur — et garde ces créations pour elle pour le moment.
« Mes parents m’ont protégée du regard public et m’ont appris à prendre le temps », résume-t-elle.
On retrouve là une logique personnelle : elle connaît les codes de la génération Z. elle a un compte TikTok et Instagram. mais elle poste rarement et n’entend pas y consacrer beaucoup de temps. « Pour le moment, j’aime ma vie de lycéenne. J’ai toujours eu cette passion pour le cinéma. l’art. la mode. la musique : j’aimerais un jour devenir comédienne. Entre-temps, j’ai envie de découvrir le travail de mannequin. ».
Elle formule ensuite ce qui, chez elle, relie mode et identité sans faire de grand discours : « La façon de s’habiller reflète l’identité d’une personne et les vêtements sont une belle manière de s’exprimer, de jouer, d’être libre. »
Plus tôt, à 8 ans, Léonie avait déjà mis un pied devant la caméra. « À 8 ans, elle fait de la figuration dans Vidocq, alors que son père incarne le premier rôle du film. Je jouais une petite villageoise, j’avais adoré interagir avec les acteurs et les équipes. »
Elle se rappelle aussi quelque chose d’autre. plus intime. presque domestique : « S’il lui semblait parfois étrange d’entendre sa mère parler toute seule dans la cuisine — “J’ai compris plus tard qu’elle répétait un rôle”. dit-elle en riant –. tout était prétexte à nourrir son imaginaire débordant. ».
À la fin de l’entretien. Léonie reste la même : pas pressée. pas floue. avec cette énergie de pile électrique qui cherche une place sans déranger. Elle rêve en grand — cinéma. mode. musique. théâtre — mais elle insiste sur une chose simple : pour l’instant. elle veut vivre sa vie d’adolescente. et apprendre à son rythme.
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