Tourisme durable : le défi de la qualité avec le label Géoparc

Le département mise sur la labellisation Unesco pour transformer son offre touristique. Jean-Louis Gély explique pourquoi la priorité reste la qualité durable plutôt que la massification.
La labellisation Géoparc représente un tournant stratégique pour le développement touristique du département. Loin de chercher une croissance effrénée, les autorités privilégient une approche qualitative pour valoriser un patrimoine naturel exceptionnel.
Un levier pour le tourisme durable
Pour Jean-Louis Gély, cette reconnaissance internationale de l’Unesco n’est pas une fin en soi, mais un outil de structuration.. Il s’agit avant tout de rendre ce patrimoine plus lisible pour les visiteurs tout en impliquant les forces vives du territoire, des agriculteurs aux artisans locaux.. Cette démarche s’inscrit dans une philosophie de tourisme durable qui vise à préserver les sites tout en dynamisant l’économie locale.. L’enjeu est de transformer une richesse géologique en un projet de territoire cohérent, capable de fédérer les acteurs publics et privés autour d’une identité commune.
L’impact économique, bien que réel, doit être analysé avec prudence.. Si des exemples étrangers montrent une augmentation de la fréquentation pouvant atteindre 30 %, le département refuse de céder à la course aux chiffres.. La priorité affichée par Misryoum reste la qualité de l’expérience proposée.. Il est crucial d’éviter la massification qui pourrait dénaturer les sites protégés.. Le succès se mesurera donc moins par le volume des flux que par la capacité du territoire à retenir une clientèle sensible aux valeurs environnementales et culturelles du site.
Une vision à long terme
L’obtention de ce label impose une discipline rigoureuse.. Attribué pour une période de quatre ans, il fera l’objet d’une réévaluation stricte par l’Unesco.. Ce compte à rebours force les parties prenantes à structurer leur action autour de cinq axes majeurs : la coordination, la communication, la préservation, l’éducation et le développement touristique.. Cette nouvelle étape exige une mobilisation constante pour prouver que le label est une réalité tangible et non un simple argument marketing.
Pourquoi cet engagement est-il si vital aujourd’hui ?. La réponse tient à la fragilité des écosystèmes et aux attentes croissantes des voyageurs.. En cherchant à structurer une offre autour d’une identité forte, le département ne se contente pas d’attirer des touristes ; il crée un écosystème de fierté locale.. Les habitants, en redevenant les premiers spectateurs de leur propre patrimoine, deviennent les garants de sa conservation.. Cette dynamique, qui dépasse le simple cadre de l’hôtellerie ou de la restauration, redonne du sens aux investissements publics.. À l’avenir, ce modèle pourrait bien servir de référence pour d’autres régions cherchant à concilier attractivité économique et respect de leur identité profonde.