Roland-Garros: Andreeva grandit enfin sous la pression

Elle est plus prolixe quant à sa relation fusionnelle avec sa coach Conchita Martinez, à qui elle voue une “confiance totale”. L’Espagnole évoquait à Wimbledon l’an dernier une “fille très gentille, très attentionnée. En dehors des courts elle sourit beaucoup. On peut jouer aux cartes, rire, c’est très agréable”. Depuis leur rencontre en avril 2024, “on s’est dit qu’il y avait une connexion entre nous (. ) une alchimie”, résumait Conchita Martinez, 53 ans, victorieuse à Wimbledon (1994) et finaliste à Roland-Garros (2000) et à
l’Open d’Australie (1998). Mirra Andreeva s’appuie aussi sur sa soeur Erika, son modèle. “J’ai toujours essayé de lui montrer le meilleur de moi-même pour qu’elle puisse s’en inspirer. Et maintenant, j’ai l’impression que c’est un peu l’inverse” et que l’aînée s’inspire de la cadette, avouait en 2024 Erika, 230e mondiale à bientôt 22 ans. Si Andreeva fait parler la puissance de son coup droit, c’est également dans la tête qu’elle a progressé. Inconsolable après sa médaille d’argent en double avec Diana Shnaider aux Jeux Olympiques
de Paris, fébrile et agacée au point de sortir de son match l’an passé en quarts à Roland-Garros face à la sensation Loïs Boisson, elle a su cette fois dompter l’événement. Elle a ainsi laissé au vestiaire la version d’elle-même capable de frapper sa raquette au sol et d’insulter le public d’Indian Wells en mars dernier. “Il y a deux ans, quand j’ai joué la demi-finale” de Roland-Garros, “j’étais excitée comme une puce, je n’arrivais pas à y croire et ça a d’une certaine manière
déterminé la façon dont j’ai joué ce match”, perdu 6-3, 6-1 contre Jasmine Paolini, jugeait jeudi Andreeva. “Maintenant que je vieillis, je deviens un peu plus mature à chaque match”, ajoutait-elle, tout en cultivant sa légèreté hors du court. En plus d’un premier trophée majeur, Andreeva a mené à bien une quête parallèle à Paris: collectionner un pin’s à épingler à son accréditation après chaque victoire.
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