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Eglise évangélique du Cameroun : paroisse annexe à Bona’Anja

La paroisse Bwele-annexe de Bona’Anja a été dédiée dimanche dernier par l’Eglise évangélique du Cameroun. Prières, rétrocession et appel au spirituel pour la paix et le salut.

Une nouvelle page s’ouvre à Bona’Anja, dans le canton Wouri-Bwele, avec la consécration d’un temple pour la foi évangélique.

La paroisse Bwele-annexe de Bona’Anja Siga-Bonjo a été inaugurée dimanche dernier, dans le cadre de la rétrocession et de la dédicace du nouveau lieu de culte de l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC).. L’événement s’est tenu dans le district Ewodi, au sein des régions synodales Wouri-nord et Sud-Ouest, un ancrage qui illustre la manière dont l’EEC poursuit son maillage spirituel et pastoral.. Pour les habitants de ce village situé dans l’arrondissement de Yabassi, département du Nkam, le temple n’est pas seulement un bâtiment : il devient un repère collectif, et un espace de prières pensé pour la vie de tous les jours.

Au cœur de la cérémonie, la solennité des prières adressées au Tout-puissant a donné le ton.. Les fidèles ont sollicité le salut des âmes et la paix des cœurs.. Dans les interventions, un fil conducteur revenait avec insistance : replacer Dieu au premier plan, non pas comme une parenthèse, mais comme une direction.. Le message a été présenté dans une logique globale du développement, où l’économique, le social et le culturel comptent autant que le spirituel.

La référence au Psaume 127 a particulièrement marqué les esprits.. Le passage « Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain » a été rappelé à plusieurs reprises, comme pour rappeler que la construction du temple relève à la fois du travail des hommes et de la bénédiction d’En-haut.. Cette articulation entre engagement local et foi a trouvé un écho direct dans le discours de rétrocession du chef du village Bona’Anja, SM Narcisse Mouelle Kombi.

Dans son intervention, le chef de village a insisté sur l’idée que « le terrain, les moyens, la persévérance, tout vient d’En-haut ».. Autrement dit, les personnes mobilisées n’ont pas été présentées comme des artisans “autosuffisants”, mais comme des instruments d’un dessein plus vaste.. Avant de conclure, il a également exprimé sa gratitude envers les fils et les filles de la contrée ayant contribué à la matérialisation du projet, dont le chantier a démarré en 2020.

Sur le plan spirituel, le vœu formulé lors de la dédicace s’avère clair : que le temple soit un lieu où l’évangile soit proclamé en vérité, avec sobriété et sainteté.. Les mots employés donnent une tonalité très humaine à la vision pastorale.. L’assemblée a été invitée à considérer le temple comme un accueil pour les cœurs brisés, une école pour les enfants de Dieu, un havre pour les âmes fatiguées, et un phare pour ceux qui cherchent.. Ce registre, plus proche des attentes du quotidien que d’un simple discours religieux, renvoie à une pratique : faire de la paroisse un espace d’écoute et de consolation.

« Jamais un monument à la gloire des hommes, mais un ministère au service du Seigneur », a poursuivi SM Mouelle Kombi en s’adressant au révérend Billa Mbenga.. Le choix de cette formule souligne la volonté d’orienter l’usage du temple vers une mission, plutôt que vers une fierté de pierre.. Pour comprendre la portée de cette insistance, il faut la replacer dans la vie des communautés : un nouveau lieu de culte change les rythmes, rassemble les familles sur une base régulière, et peut aussi structurer la transmission des valeurs.

Au-delà de l’acte de dédicace, l’événement dit aussi quelque chose de la dynamique de l’Eglise évangélique du Cameroun dans la région.. Une paroisse annexe comme Bwele-annexe signifie souvent un besoin de proximité pastorale : rapprocher les activités spirituelles des fidèles, éviter que l’éloignement ne freine la participation, et permettre un accompagnement plus régulier.. Dans un contexte où les villages cherchent aussi des repères communautaires, le temple peut devenir un point de convergence pour les prières, mais aussi pour la cohésion locale.

Pour les habitants de Wouri-Bwele, la rétrocession n’est donc pas un simple passage administratif.. Le chantier lancé en 2020 a pris forme dans un espace de prière qui, désormais, portera les attentes de plusieurs générations : grandir dans la foi, trouver la paix intérieure, et soutenir les familles dans leurs épreuves.. Dans les prochaines semaines, on s’attend à ce que le nouveau cadre de culte structure davantage la vie paroissiale — et, surtout, renforce l’idée rappelée durant la cérémonie : construire, certes, mais “selon” ce que Dieu inspire..