Renforcement judiciaire: nouvelle génération de magistrats et greffiers à Djibouti

Misryoum rapporte la remise des certificats à la deuxième promotion de l’ENEJ, marquant l’entrée de jeunes juristes dans le système judiciaire.
Une robe portée avec responsabilité: à Djibouti, l’entrée dans la magistrature et le greffe commence par un moment solennel.
Au Palais du Peuple, la cérémonie de remise des certificats de la deuxième promotion de l’École nationale d’études judiciaires a réuni les plus hautes autorités judiciaires du pays.. Présidée par le ministre de la Justice, Ali Hassan Bahdon, elle consacre l’intégration imminente de jeunes juristes dans le système judiciaire national.
Misryoum souligne ici un signal fort: former localement de futurs magistrats et greffiers vise à consolider la confiance envers la justice.
Sous l’égide du ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, l’ENEJ a organisé cette étape, jeudi dernier, pour les auditeurs de justice et les greffiers stagiaires.. L’événement a symbolisé l’aboutissement de deux années de formation et le passage à une nouvelle étape professionnelle.
Autour des autorités, plusieurs personnalités ont assisté à la cérémonie, dont le secrétaire général du ministère de la Justice, le président de la Cour suprême et la conseillère juridique du président de la République.. Des responsables de juridictions et de services judiciaires, ainsi que le directeur général de l’ENEJ, étaient également présents.
Une nouvelle cohorte, baptisée « Promotion Khadija Abeba », incarne le renouveau annoncé du corps judiciaire. Les jeunes professionnels sont appelés à exercer des fonctions essentielles, là où l’impartialité et la rigueur doivent guider chaque décision.
Ce type de passage, mis en scène par un diplôme, rappelle que la justice ne se limite pas à des textes: elle dépend aussi de l’exigence quotidienne de ceux qui la font vivre.
Dans les allocutions, les intervenants ont insisté sur le sens de l’engagement. Le secrétaire général du ministère de la Justice a notamment relevé que le diplôme ne marque pas seulement une carrière, mais aussi l’adoption d’une posture fondée sur l’impartialité, la rigueur et l’humanité.
La conseillère juridique du chef de l’État a, de son côté, exhorté les nouveaux juristes à faire preuve d’éthique, de rigueur et de loyauté, présentant la cérémonie comme un appel au devoir et au service public.. Elle a aussi mis l’accent sur la responsabilité de ces professionnels dans la consolidation de la confiance des citoyens.
Le président de la Cour suprême a félicité les autorités pour les progrès réalisés depuis la création de l’ENEJ et a plaidé pour le renforcement des moyens consacrés à cette institution.. Il a rappelé que le magistrat demeure au cœur de l’État de droit, garant de l’application de la loi et de l’autorité de l’État.
Enfin, en clôturant la cérémonie, le ministre de la Justice a dressé un bilan positif des premières années d’activité de l’école. Il a replacé cette initiative dans une dynamique plus large de valorisation du capital humain et a appelé les diplômés à traduire leur formation en engagement exemplaire.
Misryoum retient que cette promotion ne relève pas seulement de la symbolique: elle ouvre une nouvelle étape pour la modernisation annoncée du système judiciaire, portée par des compétences formées localement et tenues par une exigence de conduite.