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Roubaix : Wout van Aert renverse la malchance et bat Tadej Pogačar

Roubaix a encore fait sa magie, celle qui mélange la poussière, la douleur et, parfois, juste un peu de justice. Dimanche, Wout van Aert a enfin décroché son premier Paris-Roubaix, poursuivi par la malchance ces dernières années, avec une victoire au sprint face à Tadej Pogačar.

Le scénario a commencé très loin, au-delà des kilomètres qui rassurent. Le Belge s’est lancé seul avec la superstar slovène à plus de 50 km de l’arrivée. Et pendant longtemps, ça semblait écrit comme un bras de fer — ou plutôt une longue séparation qui allait décider de tout.

Sauf que Paris-Roubaix n’attend personne. La course a basculé dans la Trouée d’Arenberg, là où Mathieu van der Poel, triple vainqueur sortant, a perdu gros sur une double crevaison. La roue qui lâche, le bruit sec, puis ce moment où le groupe file… on l’a tous en tête. Van der Poel a terminé quatrième, comme si la ville pavée lui avait encore refusé le scénario parfait.

Au final, Van Aert et Pogačar se sont retrouvés pour la décision. Jasper Stuyven complète le podium, arrivé 13 secondes après Van Aert. Christophe Laporte, lui, prend la cinquième place. Et Pogačar, déjà deuxième l’an dernier, n’a cette fois pas eu la dernière étincelle : il manque une nouvelle occasion de remporter le dernier Monument qui lui résiste encore. Du coup, il ne réalisera donc pas le Grand Chelem cette année.

Pour Van Aert, c’était le rêve d’une vie. En larmes à l’arrivée, il a été fauché par l’émotion, cette émotion forcément un peu trop grande pour tenir dans un simple finish. Consécration d’une vie à courir derrière une victoire dans l’un des deux grandes classiques pavées dont il rêve depuis l’enfance avec le Tour des Flandres, ça a pris aux tripes. Et pourtant, quand on regarde le passé récent, rien n’annonçait un chemin aussi net.

Ces dernières années, il a connu énormément de déceptions, de chutes et de blessures. Abonné à la malchance aussi à Roubaix : deuxième en 2023, troisième en 2024, quatrième en 2025. Un soir, on peut se dire qu’il va y arriver ; un autre, la course te rappelle que le destin peut être cruel. Cette fois, il a renversé la table — en battant facilement Pogačar au sprint — et à 31 ans, il décroche sa deuxième victoire seulement dans un Monument après Milan-Sanremo en 2020. Décuple vainqueur d’étape sur le Tour de France, il met fin à la série noire sur les classiques le jour même où son éternel rival, Mathieu van der Poel, avait à son tour rendez-vous avec la malchance.

Et si le Néerlandais rêvait de quatrième sacre pour égaler Roger de Vlaeminck et Tom Boonen, il a vécu un cauchemar dans la terrible Trouée d’Arenberg : il a crevé à deux reprises, perdant deux minutes sur les autres favoris. Il a quand même réussi, au prix d’un énorme effort, à se rapprocher jusqu’à vingt secondes de la tête, avant que l’accélération ne tombe au bon moment — au moment où Pogačar et Van Aert ont accéléré pour partir à deux, dans le secteur d’Auchy-lez-Orchies, à 53 km de l’arrivée. Puis, au vélodrome, Van Aert a fait la différence, facilement. Premier Belge à s’y imposer depuis Philippe Gilbert en 2017… ok, mais surtout, premier Belge à ne plus laisser Roubaix décider à sa place.

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