Lunéville: Maxime Fresse directeur général de l’OPH

Lorsqu’il est arrivé à l’OPH (Office public de l’habitat), de Lunéville à Baccarat, il y a 14 ans, rien ne prédestinait Maxime Fresse à devenir, un jour, directeur général de la structure qui gère quelque 2 800 logements. D’abord responsable comptable et financier, il devient directeur financier en 2016 avant de prendre, depuis le 1er mars 2026, le poste de directeur général. Autant dire qu’il connaît la structure comme sa poche. Et chaque salarié qui y travaille. « C’est vrai que je connais bien la
maison et c’est une bonne chose, cela permet d’éviter la rupture au niveau des équipes. » 163 millions d’euros sur dix ans À 36 ans, il va devoir gérer le dossier qui vise à finaliser les interventions patrimoniales pour les dix années à venir. « L’entretien et la maintenance locative représentent 20 millions d’euros sur dix ans, et la réhabilitation 87 millions sur la période 2026-2035. » Ainsi, ce sont 900 logements qui seront totalement réhabilités. « Tout sera alors en A, B ou C.
» Ajouter à cela 56 millions d’euros pour renouveler le patrimoine, et c’est une enveloppe totale de 163 millions d’euros sur les dix prochaines années que le directeur et ses équipes auront à gérer. Le centre ancien de Lunéville largement concerné Parmi les premiers logements à traiter, ceux de la rue de Metz où 26 d’entre eux sont prévus à la reconstruction, toute comme les 35 des rues Germain-Charier et Elisabeth-Charlotte. Dans un second temps, viendront les appartements de la rue du Château et de
la place Notre-Dame, toujours à Lunéville. « Ces travaux dans le centre ancien sont possibles grâce au programme Action Cœur de Ville, qui participe au financement. » Côté locations, 2 800 logements sont en gestion, soit entre « 4 500 et 5 000 habitants sur le parc. 83 % de notre patrimoine est situé sur Lunéville », poursuit Maxime Fresse. D’où un important travail en cours autour des missions des chargés de clientèle. « L’idée est que le locataire ait une personne qui suive son
dossier, de l’entrée dans le logement jusqu’à l’état des lieux de sortie. Nous avons également un gros travail à mener sur le traitement des réclamations, afin d’être plus réactifs. » « Tout notre chiffre d’affaires est réinvesti » Seul bailleur social sur le territoire, l’OPH, membre de la société de coordination coopérative Habitat Lorrain, est également attentif au taux de vacance (autour de 5 %) et aux impayés. « Nous voyons, mais ce n’est pas propre à Lunéville, une augmentation des impayés de charges et/ou
de loyers. Nous cherchons au maximum à travailler sur le précontentieux, pour être présent dès les premiers impayés. » Chaque année, l’OPH encaisse entre 11,5 et 12 millions d’euros de loyers et environ 2 millions d’euros de charges « et tout [le] chiffre d’affaires est réinvesti ». Depuis son arrivée, Maxime Fresse a rencontré individuellement chaque salarié, « afin d’évaluer le climat social. Notre pyramide des âges fait que d’ici 2028, 25 % de l’effectif va partir en retraite. Ça aussi c’est un enjeu extrêmement
important. J’entends vraiment renforcer le travail avec le CSE (comité social et économique), afin d’améliorer la communication interne et d’engager une démarche d’exemplarité ».
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