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« Dansons » : le grand retour de Céline Dion et Jean-Jacques Goldman

On ne l’attendait presque plus. Pourtant, « Dansons », c’est le nom de cette nouvelle chanson de Céline Dion qui fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Un événement, vraiment. Il s’agit du premier titre inédit de la chanteuse québécoise depuis trois ans — rappelez-vous, c’était pour le film *Love again*. Mais surtout, dix ans après *Encore un soir*, elle renoue avec Jean-Jacques Goldman. Cet homme, quasi-retraité et si rare, qui a façonné son succès français.

Il y a 31 ans, il lui offrait *D’Eux*. Vous savez, cet album francophone qui reste, encore aujourd’hui, le plus vendu de l’histoire avec ses 12 millions d’exemplaires. Cette fois, pas d’album complet, juste une chanson. Un témoignage. Une 26ème collaboration qui a, en fait, une petite histoire.

Misryoum a pu constater que ce morceau a été couvé longtemps. « J’ai besoin que tu me donnes la main pour traverser le pont », disait-elle à son vieil ami quand René Angélil déclinait. Goldman, lui, n’a pas écrit sous le coup de l’émotion de la maladie, non. Il a composé « Dansons » en 2020, en plein confinement. Une époque où le monde semblait à l’arrêt, et pourtant, les gens dansaient, chez eux, entre quatre murs. Six ans après, le virus est oublié, mais le texte n’a pas bougé d’une virgule. Pourquoi le ferait-il ? Le monde ne tourne pas plus rond, et on danse toujours, un peu suspendus « au-dessus des abîmes ».

Céline, elle, a gardé ça de côté. Enregistré sans doute à Las Vegas, avec les conseils à distance du maestro.

La voix est différente. Moins cristalline, plus dense, un peu abîmée par le temps mais habitée par une nouvelle profondeur. Elle susurre, elle cherche des graves. C’est une ballade dépouillée, piano et claviers, trois minutes vingt-six de sobriété. Ce n’est pas le tube efficace d’autrefois, c’est autre chose. Quelque chose de plus feutré. D’ailleurs, l’orchestration est moderne, parfois même un peu trop pour les puristes avec ses filtres et son écho, mais ça ancre le titre dans 2024.

« On ne peut danser que debout », chante-t-elle. C’est peut-être la seule phrase qui nous ramène directement à son propre combat. Elle nous invite à danser « au-dessus des grands vides », pour rester droit.

C’est étrange, à l’écoute, il y a une sorte de mélancolie qui plane. On finit sur des vocalises qui rappellent *Les derniers seront les premiers*. Une signature. Un petit clin d’œil au passé. On se demande si elle s’en rend compte, ou si c’est juste Goldman qui, une fois de plus, referme la boucle. Céline reste Céline, même quand tout change. Enfin, je crois. C’est une chanson qui ne vous remonte pas le moral, mais qui, quelque part, vous tient compagnie.

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« Dansons » : le grand retour de Céline Dion et Goldman

« Dansons, au-dessus des grands vides ». C’est tombé dans la nuit de jeudi à vendredi, ce 17 avril. Les fans attendaient ça depuis un bail et, enfin, le nouveau single de Céline Dion est là. Le morceau s’appelle tout simplement « Dansons » et, surprise pour les puristes, c’est Jean-Jacques Goldman qui a signé le texte. On retrouve tout de suite cette patte, ce mélange de douceur un peu nostalgique, très loin de l’ambiance électrique qu’un titre comme ça aurait pu suggérer. Enfin, ça dépend comment on l’écoute, j’imagine.

« Pour être et rester droit, parce qu’on se le doit », chante-t-elle. Il y a une odeur de café froid sur mon bureau en écrivant ces lignes, un détail sans doute sans importance, mais ça rend le moment plus réel, vous ne trouvez pas ? Cette collaboration marque une vraie étape, dix ans après l’inoubliable « Encore un soir ». D’ailleurs, elle avait teasé tout ça sur ses réseaux sociaux, avec ces petits bouts de vidéos de gens qui dansaient dans les rues de Paris, un peu partout en ville, pour nous préparer le terrain.

Ce retour, c’est aussi un sacré pied de nez à la maladie. On le sait, la star québécoise affronte le syndrome de la personne raide depuis quelques années. Une épreuve complexe — peut-être que « difficile » est un mot trop faible, d’ailleurs — qui l’avait éloignée de la scène pendant six ans. Revenir maintenant, avec Goldman à ses côtés, ça a une résonance particulière, presque symbolique.

Et Paris, parlons-en. La ville est au cœur du dispositif de ce come-back. Seize concerts à la Paris La Défense Arena sont prévus pour l’automne 2026, et autant dire que c’est déjà la folie. Misryoum a constaté une mise en vente vraiment brutale. Des centaines de milliers de personnes, un engouement massif, et souvent, au bout du compte, une immense déception devant les sites qui affichaient « complet » en quelques minutes. C’est la loi du genre, je suppose.

La diva ne semble pas vouloir ralentir. On verra bien ce que la suite nous réserve, mais pour l’instant, c’est cette mélodie qui tourne en boucle. Est-ce que ce sera le tube de l’année ? C’est encore trop tôt pour le dire, mais la voix est là. Toujours là, malgré tout ce qu’elle a traversé ces derniers temps. Enfin bon, on attend de voir la suite, n’est-ce pas ?

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