ZAD Bobo-Dioulasso : 162 parcelles en souscription

Le Premier ministre lance les souscriptions à la ZAD Bobo-Dioulasso, un projet de 80 ha qui vise à booster l’industrie du Guiriko et à attirer des investisseurs qualifiés.
Le Premier ministre du Burkina Faso a officiellement lancé ce lundi les souscriptions aux parcelles de la ZAD Bobo‑Dioulasso. L’opération, pilotée par la CCI‑BF, ouvre 162 terrains sur 58 hectares aux investisseurs qualifiés.
Un cadre stratégique pour le Guiriko
Les enjeux pour les investisseurs
Le contexte régional explique la volonté de la capitale économique du pays de renforcer son ancrage industriel.. En s’appuyant sur la deuxième phase du port sec de Bobo‑Dioulasso, la ZAD doit devenir un levier de transformation structurelle pour l’économie burkinabè, stimulant la compétitivité du Guiriko et créant des emplois locaux.. La plateforme numérique zadbobo.cci.bf, mise à disposition pour les souscriptions jusqu’au 31 mai 2026, illustre la démarche de transparence annoncée par le Chef du Gouvernement.
Du point de vue des acteurs locaux, la mise à disposition de terrains bien équipés représente une opportunité rare.. Les entrepreneurs de la région voient dans la ZAD un espace où ils peuvent développer leurs activités sans devoir investir d’abord dans des infrastructures coûteuses.. Le simple fait de pouvoir accéder à un réseau de fibre optique ou à une alimentation électrique fiable change la donne pour les petites et moyennes entreprises qui peinent habituellement à obtenir ces services.
Sur le plan comparatif, la ZAD Bobo‑Dioulasso rejoint les initiatives similaires engagées dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, où les zones économiques spéciales sont utilisées pour attirer les capitaux étrangers.. Cependant, le caractère « emphytéotique » du dispositif burkinabé se distingue : il permet à l’État de conserver la propriété du terrain tout en offrant une stabilité d’usage aux investisseurs, une combinaison rarement rencontrée dans la région.
En regardant vers l’avenir, la réussite du projet dépendra de la rapidité avec laquelle les travaux de voirie, d’électrification et d’assainissement seront achevés.. Un cadre opérationnel efficace encouragera les souscripteurs à lancer leurs projets dans les délais impartis, renforçant ainsi la dynamique économique promise.. Si ces conditions sont réunies, la ZAD pourrait devenir un modèle de développement industriel durable, capable de stimuler d’autres régions du Burkina Faso à suivre le même chemin.