Soudan : le Syndicat des journalistes soudanais lauréat du prix liberté de la presse de l’Unesco

Le Syndicat des journalistes soudanais a reçu le prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco, malgré un contexte marqué par des violences contre les médias.
Au Soudan, l’annonce d’un prix international tombe dans une période déjà lourde pour les médias.
Le Syndicat des journalistes soudanais vient d’être distingué par le prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco, une récompense portée par le nom de Guillermo Cano.. Cette distinction annuelle vise à saluer une personne, une organisation ou une institution ayant apporté une contribution remarquable à la défense et à la promotion de la liberté de la presse.
Selon Misryoum, le syndicat dit avoir documenté, depuis le début des combats en 2023, des décès de journalistes ainsi que de nombreuses atteintes subies par les professionnels des médias.. Dans le même temps, des fermetures d’organes de presse et des déplacements de journalistes vers les pays voisins ont aussi été mis en avant.
À la suite de la décision, Misryoum rapporte la réaction de Taher Al Motassem, responsable des relations extérieures du syndicat. Il évoque un mélange de joie et de tristesse, en rappelant le sort de ceux qui ont perdu la vie et les conséquences du conflit sur l’ensemble de la profession.
Il explique également que cette reconnaissance ne fait pas oublier les difficultés, mais qu’elle doit, au contraire, encourager les journalistes à poursuivre leur quête de vérité et à défendre la liberté d’expression.. Dans son raisonnement, les guerres menaceraient avant tout la possibilité même de savoir, ce qui renforce l’importance de l’information fiable.
Dans cette logique, le prix agit comme un signal adressé à la communauté internationale, mais aussi comme un engagement renouvelé pour les équipes sur le terrain.
Misryoum indique que le syndicat affirme vouloir tenir le cap malgré les pressions, en soulignant la nécessité de fournir des informations exactes et vitales aux communautés, malgré les obstacles rencontrés.. Le syndicat relie aussi cette distinction aux propos attribués au Directeur général de l’Unesco, qui met en avant le courage et l’engagement des journalistes soudanais.
Le prix rappelle ainsi que la liberté de la presse n’est pas un enjeu abstrait : elle se joue dans la capacité à travailler, à informer et à protéger ceux qui rendent compte. Pour Misryoum, cette distinction intervient comme une forme de soutien à une profession en première ligne.
Enfin, au-delà de la cérémonie, l’essentiel reste l’impact concret sur le quotidien des médias et sur la possibilité d’informer dans un contexte de violence. L’honneur reçu pourrait aussi encourager d’autres acteurs à renforcer leurs efforts pour que l’expression libre reste possible.