Guerre au Moyen-Orient : Poutine relance l’option russe pour le stockage de l’uranium iranien

Vladimir Poutine propose d'accueillir l'uranium iranien sur le sol russe pour apaiser les tensions, une option déjà rejetée par Washington.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré ce samedi 10 mai que la Russie était prête à transporter et à entreposer sur son territoire l’uranium enrichi détenu par l’Iran, dans le cadre d’un éventuel règlement du conflit au Moyen-Orient.. Cette prise de position publique intervient en marge des commémorations russes de la fin de la Seconde Guerre mondiale.. Poutine a invoqué le précédent de 2015, lorsque Moscou avait assuré le stockage d’uranium faiblement enrichi iranien
dans le cadre du JCPOA — l’accord nucléaire multilatéral signé entre l’Iran et les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que l’Allemagne.. La Russie, qui dispose des capacités techniques et des infrastructures nécessaires à ce type d’opération, se dit en mesure de répéter cette expérience.. Une offre déjà rejetée par Washington Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait confirmé en avril que cette proposition demeurait formellement sur la table.. Elle avait été
soumise directement à Donald Trump lors d’un entretien téléphonique en mars 2026, selon le site américain Axios.. L’administration américaine l’avait alors déclinée, estimant que tout stock d’uranium iranien devait être placé sous garde américaine — et non confié à un pays tiers.. Poutine a précisé ce samedi que les trois parties au conflit — Iran, Israël et États-Unis — auraient dans un premier temps accepté le principe d’un transfert hors d’Iran, avant que Washington ne
pose cette condition supplémentaire, entraînant un durcissement symétrique de la position iranienne.. Un stock dont la localisation reste incertaine Selon les dernières données publiées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avant la guerre des douze jours de juin 2025, l’Iran détenait 441 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, un niveau proche du seuil de 90 % requis pour un usage militaire.. Depuis les frappes américano-israéliennes sur les sites de Natanz, Fordo et Ispahan, l’AIEA
a perdu la trace de ce stock, l’Iran refusant tout accès aux inspecteurs sur ces installations stratégiques.. Téhéran a jusqu’ici rejeté l’idée d’un transfert vers un pays tiers, proposant à la place une dilution de la matière sur son propre territoire sous supervision internationale — une option que Washington n’a pas retenue.. La prochaine échéance diplomatique reste la réponse attendue de l’Iran à la proposition américaine de cessez-le-feu, que le secrétaire d’État Marco Rubio a
indiqué attendre pour ce vendredi.
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