France News

« Blocus pétrolier » : Marco Rubio attaque Cuba, La Havane répond

Marco Rubio nie l’existence d’un blocus pétrolier contre Cuba. La Havane accuse le chef de la diplomatie américaine de mentir, tandis que de nouvelles sanctions sont dénoncées.

« Il n’y a a pas de blocus pétrolier contre Cuba en soi », a tranché Marco Rubio, déclenchant une riposte immédiate de La Havane. Dans la foulée, la crise énergétique devient un nouvel épisode d’affrontement entre Washington et Cuba, chacun contestant la version de l’autre.

Selon le chef de la diplomatie américaine, les difficultés de l’île ne viendraient pas d’une contrainte extérieure, mais d’un « mauvais » fonctionnement économique interne.. Il a aussi évoqué la fin d’un approvisionnement autrefois lié au Venezuela, présenté comme une source de pétrole avantageuse pour Cuba.

De son côté, Cuba reproche à Marco Rubio de déformer les faits.. Bruno Rodriguez, secrétaire d’État cubain, affirme que le responsable américain « a simplement choisi de mentir » et estime qu’il contredit des déclarations précédentes, notamment autour d’un « siège pétrolier » dont Marco Rubio aurait lui-même fait mention.

Un point de friction majeur apparaît dans la façon dont les deux parties décrivent l’accès au carburant et les effets de la pression américaine. Les mots employés pèsent, car ils orientent le récit politique au-delà de l’économie.

Bruno Rodriguez insiste aussi sur la manière dont les fournisseurs seraient impactés.. Il dit que des entreprises seraient « intimidées » et « menacées », citant une atteinte présumée aux règles du commerce et à la liberté de navigation.. Dans ce contexte, La Havane relie la crise aux décisions prises par Washington.

Cuba dénonce par ailleurs de nouvelles sanctions annoncées par Donald Trump, visant notamment le secteur de l’énergie.. Le ministre cubain soutient que ces mesures provoquent des dégâts et des souffrances pour la population, en rappelant l’existence d’un embargo américain maintenu depuis des décennies.

Pendant ce temps, la logique de Washington repose sur l’argument d’une pression maximale.. Marco Rubio rappelle que, depuis la chute de Nicolas Maduro, un allié de La Havane, les conditions d’approvisionnement auraient changé.. Il affirme que le « modèle économique » de Cuba ne permettrait pas de résoudre la situation.

Cette dispute autour du « blocus pétrolier » n’est pas qu’un débat sémantique. Elle sert aussi à mesurer qui, dans l’opinion internationale, paraît responsable des pénuries et des tensions quotidiennes.

L’échange intervient alors que Marco Rubio s’apprête à se rendre au Vatican à partir de jeudi. Le chef de la diplomatie américaine doit y rencontrer le pape Léon XIV, présenté comme un médiateur historique entre les deux pays, qui ont reconnu être en pourparlers.

À l’approche de ces discussions, le choix de cadrer la crise énergétique demeure central. Pour Cuba comme pour les États-Unis, le récit retenu influencera la manière dont chaque camp cherchera à défendre ses priorités.

Secret Link