La Poste sous tension au 1er mai : le contrat dénoncé par les syndicats

Au 1er mai, les syndicats dénoncent un manque de redressement à La Poste, pointant la rationalisation, la dégradation du réseau et un contrat de rénovation contesté.
Au 1er mai, La Poste s’invite dans le débat social avec une contestation qui s’adresse directement à la direction générale.
À l’occasion de cette journée, les syndicats dénoncent un redressement jugé insuffisant, un an après des propositions portées par les travailleurs.. Le secrétaire général du SNTPT, Ibrahima Sarr, estime que la situation s’est fortement dégradée malgré la mise en avant, selon Misryoum, d’une feuille de route autour d’un « New Deal technologique ».
L’enjeu dépasse la communication interne: quand une trajectoire annoncée n’aboutit pas, c’est la confiance qui s’érode, et avec elle l’adhésion aux réformes.
Selon les éléments rapportés, l’initiative avait réuni des acteurs du numérique et du secteur postal autour d’un panel de réflexion.. Mais, d’après le syndicat, l’évaluation menée après un an serait « décevante », la direction n’ayant pas, toujours selon Misryoum, exploité le programme ni appliqué les recommandations issues d’un conseil interministériel.
Le front syndical affirme que l’orientation concrètement mise en œuvre s’est surtout traduite par une rationalisation des effectifs, via un plan de départs négociés jugé « approximatif ».. Les représentants des travailleurs dénoncent une opération conduite sans dialogue approfondi, qu’ils décrivent comme ayant conduit des agents à quitter l’entreprise dans un climat de désespoir.
Ce moment social est aussi révélateur de la tension entre impératifs de gestion et exigences de concertation, deux leviers que les équipes de terrain attendent de voir alignés.
Les syndicats évoquent par ailleurs une dégradation du réseau physique.. À Dakar Fann, un bureau présenté comme une vitrine du réseau serait, selon les déclarations rapportées, dans un état de dégradation avancée.. À Kaolack, la recette principale est décrite comme en grande difficulté, tandis qu’à Ziguinchor, le bureau central resterait fermé depuis les événements de 2021, faute de ressources pour sa réhabilitation.
Un autre point cristallise les critiques: la réfection du logement de fonction du Directeur général. D’après Misryoum, les syndicats dénoncent la signature d’un contrat de rénovation, présenté comme une rareté de ressources justifiant l’absence de travaux dans plusieurs bureaux.
Là encore, la question n’est pas seulement budgétaire. Dans le ressenti collectif, la priorité donnée aux priorités visibles et aux lieux de travail pèse lourd, surtout lorsque le réseau peine déjà à fonctionner correctement.
Ibrahima Sarr affirme que la procédure aurait été lancée en juillet 2024 avant d’être exécutée en octobre 2024. Face à cette situation, le syndicat interpelle l’État et demande un suivi du conseil interministériel ainsi qu’une évaluation de l’aptitude de l’équipe dirigeante à mener les réformes.
Enfin, selon le contenu rapporté, une question écrite aurait été déposée à l’Assemblée nationale.. Le syndicat prévient qu’il produira des preuves si des contre-vérités sont avancées dans la réponse à cette interpellation, un avertissement qui souligne la volonté de maintenir la pression jusqu’à obtenir des clarifications.