Éric Simar élu président du GCCP : ce que change ce nouveau mandat
président du – Éric Simar prend la présidence du GCCP (FFB) et mettra l’accent sur l’énergie, la transmission des savoir-faire, l’IA et l’attractivité du secteur.
Un nouveau nom prend la tête du GCCP : Éric Simar a été élu président du conseil d’administration du groupement.
Éric Simar à la présidence du GCCP (FFB)
Le groupement des métiers de la plomberie. de la couverture et du génie climatique de la FFB. le GCCP. vient de désigner Éric Simar comme président de son conseil supérieur.. Âgé de 56 ans. il est titulaire d’un BTS “Énergie. équipement bâtiment. chauffage. climatisation” et diplômé de l’Institut français de gestion.. Sa prise de fonctions s’inscrit dans un mandat de trois ans. avec l’ambition d’accompagner la filière sur plusieurs sujets devenus centraux.
Des priorités tournées vers la transition et l’attractivité
Jusqu’ici impliqué de longue date dans le GCCP. Éric Simar y exerce depuis 2010 des responsabilités. notamment celles de trésorier et de secrétaire.. Son parcours professionnel l’a également ancré dans les réalités du terrain : avant de prendre les rênes de CPIC. une entreprise basée à Arcueil (Val-de-Marne) spécialisée en génie climatique et plomberie. il a débuté sa carrière au sein de Payet-Climax. à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).. Autant d’étapes qui. selon la logique du secteur. comptent autant que le diplôme : gérer des chantiers. comprendre les contraintes techniques. et anticiper les évolutions.
Au cœur du mandat, plusieurs priorités sont mises en avant.. D’abord. l’accompagnement des entreprises sur la transmission des savoir-faire : dans les métiers du bâtiment. la continuité est un enjeu humain et opérationnel. car une grande partie des compétences se forme “sur la durée”. en équipe. avec des méthodes et des réflexes métier.
Ensuite, l’intégration des nouvelles technologies, avec une place explicite pour la gestion des énergies et des fluides.. Autrement dit. la question n’est plus seulement “faire fonctionner” : il faut optimiser. mesurer. sécuriser. et réduire l’impact.. C’est une bascule progressive que Misryoum observe souvent dans les discussions professionnelles : la performance énergétique et la maîtrise des réseaux deviennent des axes structurants.
Pourquoi ce tournant compte pour le secteur
L’élection d’Éric Simar ne se résume donc pas à un changement de posture.. Elle s’inscrit dans une dynamique où les entreprises doivent répondre à des exigences plus fortes. tout en recrutant et en formant.. Misryoum note aussi que la féminisation du secteur est mentionnée comme un levier d’attractivité : c’est une réponse à un besoin de renouvellement. mais aussi une manière d’ouvrir le métier à de nouveaux profils et de renouveler les équipes.
Le point le plus marquant, dans les orientations annoncées, concerne l’intelligence artificielle.. L’idée n’est pas présentée comme une fin en soi. mais comme un outil à intégrer dans les métiers du bâtiment.. Dans la pratique. cela peut concerner l’aide à la décision. l’optimisation. ou la coordination des tâches. à condition que l’outillage reste compatible avec les contraintes de terrain.. L’enjeu. pour les entreprises. est clair : tirer parti de l’IA sans perdre le sens du métier. là où la qualité d’exécution et la sécurité restent non négociables.
Enfin. ce mandat arrive à un moment où la filière doit gérer plusieurs équilibres en même temps : transition énergétique. évolution des compétences. digitalisation et tension sur les recrutements.. Misryoum y voit un signal pour le GCCP : si les “métiers de terrain” sont des métiers d’avenir. alors l’organisation collective doit les rendre visibles. formables. et équipés pour l’évolution.
Sur le plan humain. le message est simple : valoriser des professions souvent méconnues du grand public. tout en accompagnant les entreprises dans la durée.. Ce cap peut influencer la manière dont les jeunes se projettent. dont les équipes sont formées. et dont les pratiques de demain se construisent.. D’ici trois ans. les effets du mandat pourraient se lire dans la capacité du secteur à attirer de nouveaux talents et à moderniser ses approches. sans déconnecter la technique des réalités des chantiers.