AGASA : interdiction de vendre des jus artisanaux au Gabon

Au Gabon, l’AGASA interdit la commercialisation et la distribution de plusieurs jus artisanaux et produits reconditionnés, invoquant des manquements d’hygiène.
Une annonce qui refroidit le commerce local: l’AGASA interdit désormais, sur tout le territoire gabonais, la commercialisation et la distribution de plusieurs jus artisanaux.
La décision vise notamment les jus de bissap et de gingembre, ainsi que le lait caillé et les glaces en sachet ou en bouteille reconditionnées. L’AGASA s’adresse autant aux opérateurs économiques qu’au grand public, en précisant que ces produits ne doivent plus être vendus ni distribués.
À la lecture du communiqué relayé par Misryoum, l’AGASA indique que la mesure fait suite à des inspections dans le secteur. Ces contrôles auraient révélé des non-conformités importantes, principalement liées à l’absence d’hygiène dans les procédés de fabrication.
En pratique, cette interdiction concerne un segment bien visible au quotidien, celui des préparations artisanales et des produits vendus sous forme reconditionnée. Pour de nombreux vendeurs, c’est un changement immédiat des habitudes de vente.
Dans ce contexte, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire présente la démarche comme une façon de limiter les risques sanitaires susceptibles de toucher les consommateurs. L’enjeu est clair: remettre à niveau les conditions de production et de distribution, avant toute reprise éventuelle.
Misryoum souligne aussi que l’AGASA invite les opérateurs concernés à se rapprocher des délégations provinciales afin de procéder à leur enregistrement. Une étape administrative, mais aussi un passage obligé pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs activités.
L’Agence précise enfin que cette action s’inscrit dans un état des lieux plus global du secteur. À l’issue du processus, l’AGASA rendra publique une liste des opérateurs autorisés à continuer, après validation de leur conformité.
Pour les consommateurs comme pour les commerçants, la période à venir sera surtout celle des vérifications et des mises en conformité. Les conditions d’hygiène et de contrôle deviendront le critère central, avec un impact direct sur l’offre de produits artisanaux.