Drépanocytose : Drépanozérocytose sensibilise les étudiants à l’ESSIG

À Franceville, l’ONG Drépanozérocytose a animé une séance à l’ESSIG pour mieux faire comprendre la drépanocytose et encourager le dépistage.
La drépanocytose reste largement méconnue, et c’est précisément pour combler ce manque de repères que l’ONG Drépanozérocytose est intervenue à l’ESSIG de Franceville.
Mardi, à l’École Supérieure des Sciences Informatiques et de Gestion (ESSIG), dans la province du Haut-Ogooué, Misryoum rapporte que la rencontre avait pour but d’informer les étudiants sur les contours de la drépanocytose.. La campagne s’inscrit dans une démarche de sensibilisation visant à rendre la maladie plus compréhensible, au-delà des idées reçues.
L’ONG a expliqué aux jeunes ce qu’est la drépanocytose, ses modes de transmission et les conséquences sociales et familiales qui peuvent accompagner la naissance d’un enfant drépanocytaire.. Le professeur Lucrèce Délicat-Loembet, présidente de Drépanozérocytose, a également insisté sur l’intérêt de connaître son statut génétique avant de s’engager dans une relation durable ou un projet de mariage.
Dans ce contexte, Misryoum souligne que la prévention repose autant sur l’information que sur l’accompagnement, car comprendre la maladie permet ensuite de poser des choix plus sereins.
Les responsables de l’ONG ont orienté les étudiants vers les structures où un dépistage est possible, y compris au sein de l’ONG et dans certains centres hospitaliers.. La question du coût de l’examen, souvent source d’inquiétude, a fait l’objet de précisions, afin de donner une meilleure visibilité à la démarche.
Par ailleurs, l’activité s’inscrit dans le programme annuel de sensibilisation de l’ONG, avec l’ESSIG comme deuxième étape après l’Université Marie Ndzaba en janvier.. Les échanges ont montré que beaucoup de participants ignoraient encore la nature de la maladie, ses implications et les risques liés à certaines combinaisons génétiques.
Un exercice pratique a été mené pour illustrer les probabilités de transmission. Misryoum indique qu’il a été question, par exemple, d’un couple où le père est de génotype SS et la mère AS, avec la possibilité que l’enfant soit AS (porteur sain) ou SS (drépanocytaire).
Cette approche concrète compte, car elle aide à transformer des notions médicales abstraites en éléments compréhensibles, donc plus faciles à intégrer dans la réflexion.
À l’issue de la séance, plusieurs étudiants ont salué une sensibilisation jugée « très bénéfique ». Ils ont confié avoir mieux compris la maladie et l’importance du dépistage préventif, appelant à ce que l’information circule davantage au sein des campus.
Au final, l’initiative de Drépanozérocytose rappelle que la sensibilisation en milieu universitaire peut contribuer à réduire les zones d’ombre et à encourager des démarches de prévention plus responsables.