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Numéros d’urgence au Cameroun : Martial Owona sonne l’alarme face à l’inefficacité

Martial Owona critique la mauvaise gestion des numéros d'urgence camerounais, révélant des lignes inaccessibles et un manque de suivi qui menace la sécurité des citoyens.

Le journaliste camerounais Martial Owona a tiré la sonnette d’alarme sur les numéros d’urgence au Cameroun, dénonçant une inefficacité qui frise l’absurde. Selon lui, la promesse d’une assistance immédiate se heurte à des lignes muettes.

Dans son intervention, Owona a passé en revue les principaux numéros – 17, 117, 215, 822, 850, 8500 et le 1022 – censés couvrir les violences, les accidents et les urgences sanitaires.. Il souligne que, lorsqu’on compose le 1022, l’appel est souvent renvoyé comme « numéro incorrect ».. Cette incohérence entre la communication officielle et la réalité du terrain crée une perte de confiance généralisée, surtout chez les personnes les plus vulnérables.

Au cœur du problème se trouve une absence de maintenance et de suivi des infrastructures téléphoniques.. Un numéro vert nécessite un centre d’appels fonctionnel, des opérateurs formés et une supervision technique régulière.. Or, d’après Owona, les autorités semblent se contenter de lancer des campagnes médiatiques coûteuses sans vérifier que le service fonctionne réellement.. Le coût d’entretien d’une ligne d’urgence est marginal comparé aux dépenses de publicité, mais le manque de rigueur entraîne des appels qui sonnent sans jamais être répondus, laissant les victimes dans l’attente.

Historique des numéros d'urgence au Cameroun

Témoignage d'un citoyen

Le Cameroun face à ses voisins

En route vers une amélioration

En définitive, le constat de Martial Owona dépasse la simple critique d’un service mal fonctionnant ; il met en lumière un problème structurel qui touche la sécurité de toute la population camerounaise.. Les responsables publics sont désormais invités à tester les numéros qu’ils promeuvent, à investir dans la maintenance et à écouter les retours des usagers, sous peine de voir la confiance citoyenne s’éroder davantage.