Naivo Raholdina interpellé : l’immunité parlementaire au cœur de la session

Le député Naivo Raholdina a été interpellé et placé en garde à vue à la Section des recherches criminelles de Fiadanana, à la veille d’une session décisive.
Une interpellation de dernière minute secoue le paysage politique : le député Naivo Raholdina a été arrêté dans la nuit de samedi, avant d’être placé en garde à vue à la Section des recherches criminelles de Fiadanana.
Selon Misryoum, l’événement intervient après plusieurs mois d’absence de l’élu du Ve arrondissement de la capitale, liée aux troubles qui ont marqué la période de septembre 2025.. À cette époque, le domicile de Naivo Raholdina à Ankadindramamy, présenté comme un fervent défenseur du précédent régime, aurait été pillé et incendié.
Au retour au pays, l’interpellation aurait eu lieu dès que Naivo Raholdina a repris sa présence sur le territoire, après un départ évoqué pour des soins à l’étranger. À ce stade, Misryoum indique qu’aucune information officielle n’a été communiquée sur les faits reprochés au député.
Cette absence de précisions nourrit des interrogations immédiates, d’autant que le député conserve son statut en exercice et bénéficie, en principe, de l’immunité parlementaire. Un point qui pourrait prendre une place centrale dans les prochains jours.
L’interpellation de Naivo Raholdina s’inscrit par ailleurs dans un contexte plus large d’arrestations visant des figures associées à l’ancien régime.. D’autres parlementaires et anciens responsables sont déjà cités comme incarcérés, dont Marie Michèle Sahondrarimalala, députée de Fianarantsoa et ancienne ministre de l’Éducation nationale, ou encore Sylvain Rabetsaroana, ancien sénateur.
Dans cette même dynamique, Augustin Andriamanananoro, député du 1er arrondissement d’Antananarivo et ancien ministre de la Communication, figure aussi parmi les cas mentionnés. Misryoum rapporte que ce dernier, visé par un mandat d’arrêt, aurait quitté le pays.
Meanwhile, l’affaire Naivo Raholdina arrive à un moment particulièrement sensible : elle survient à la veille de l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, annoncée au palais de Tsimbazaza pour une durée de soixante jours.. L’institution doit notamment examiner la situation du député.
Misryoum souligne que la session pourrait donc se révéler déterminante, car elle pourrait donner lieu à des discussions sur le cadre applicable à l’immunité parlementaire. Dans un moment où la procédure et les garanties prennent vite le dessus, chaque étape compte pour l’équilibre institutionnel.
Au-delà du dossier individuel, l’interpellation de Naivo Raholdina pose une question qui dépasse le calendrier judiciaire : celle du rapport entre sécurité, responsabilités politiques et protections prévues par le mandat.. C’est précisément ce qui rend la prochaine session à la fois attendue et scrutée.