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FFKM et crise nationale : alerte et appel au sursaut

Le FFKM alerte sur la dégradation sociale et politique à Madagascar et appelle à l’apaisement, contre la désinformation et les divisions.

L’alarme lancée par le FFKM résonne comme un avertissement : Madagascar traverse une période que les responsables religieux jugent particulièrement préoccupante.

Dans une déclaration rendue publique, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar décrit un pays fragilisé, où les tensions s’accroissent et où le climat social et politique se dégrade.. Le ton est volontairement grave, avec l’idée qu’une réaction rapide et collective s’impose pour éviter que les fractures ne gagnent davantage de terrain.

Cet appel à la responsabilité vise surtout à freiner la montée des divisions, au moment même où les discours polarisants prennent de l’ampleur.

Le FFKM pointe notamment la multiplication de messages qui, selon lui, attisent les tensions et fragilisent l’unité nationale.. Les responsables religieux mettent en garde contre toute tentative d’exploiter les différences, qu’elles soient liées à l’origine ethnique ou à des logiques régionales, en rappelant que la diversité malgache doit rester une force plutôt qu’un motif de rupture.

Dans le même mouvement, le Conseil insiste sur les effets de la désinformation. La diffusion de fausses informations favoriserait la confusion et risquerait de nourrir des affrontements au sein de la société, au détriment de la vérité et de la justice.

Ce sujet compte, parce que la confusion peut vite devenir un carburant : elle rend plus difficile le dialogue et installe la défiance.

Au-delà des tensions politiques, le FFKM exprime aussi son inquiétude face à la situation économique et sociale. Il évoque des difficultés persistantes pour une part importante de la population et dénonce des pratiques de mauvaise gouvernance qui, selon lui, aggravent les inégalités.

Les responsables religieux appellent dès lors les dirigeants à agir avec intégrité et transparence, afin de mieux répartir les ressources et de protéger les plus vulnérables.. Dans cette perspective, ils souhaitent que l’effort collectif ne se limite pas à des constats, mais se traduise par des actes concrets.

Le FFKM affirme vouloir contribuer à la recherche de solutions et à la restauration du dialogue national, avec l’objectif de renforcer la cohésion sociale.

Une assemblée générale est annoncée du 18 au 21 mai à Antananarivo. Cette rencontre devrait permettre de créer un cadre pour de futurs échanges entre les différents acteurs du pays.

En conclusion, Misryoum rappelle l’importance de cet appel à la paix, à la solidarité et au respect mutuel : dans les prochains choix, c’est l’attitude collective qui peut faire basculer la trajectoire du pays.