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Bassirou Diomaye Faye met en garde le Pastef contre le messianisme

Le président Bassirou Diomaye Faye appelle à une conscience citoyenne forte et alerte sur les risques de personnalisation excessive au sein du Pastef.

Le Sénégal n’aurait pas besoin d’un messie, mais bien de citoyens capables de faire la différence au quotidien, a insisté Bassirou Diomaye Faye.

Dans un message centré sur l’engagement collectif, le chef de l’État souligne la nécessité d’une conscience citoyenne solide et d’une mobilisation qui dépasse les postures.. Il affirme que la construction politique du pays repose sur des citoyens attentifs aux enjeux, et sur le courage d’agir plutôt que d’attendre une figure salvatrice.

Ce cadrage est révélateur d’une ligne qui vise à réduire la dépendance à des personnalités, en rappelant que le changement durable se construit surtout à l’échelle de la population.

Évoquant Ousmane Sonko et la dynamique du Pastef, Bassirou Diomaye Faye estime que le leader ne s’est jamais inscrit dans une logique de messianisme. Selon lui, l’idée d’un « guide » et d’un quelconque rôle révolutionnaire incarné par une seule personne n’a pas été au cœur de la démarche.

Le président en profite aussi pour mettre en garde contre le danger d’une personnalisation excessive du projet politique. Si, selon lui, les membres ne prennent pas garde à l’évolution de la dynamique, le parti pourrait se fragiliser et se disloquer.

À ce stade, l’enjeu dépasse la stratégie interne: il s’agit de préserver la cohérence d’un projet en évitant qu’il ne se réduise à une figure ou à un moment.

Bassirou Diomaye Faye explique que l’objectif a toujours été de distinguer le projet de l’incarnation. Il rappelle l’intention de « dépersonnifier » ce projet, afin de recentrer les militants sur l’essentiel, au-delà de l’instant.

En conclusion, le message vise à encourager une discipline politique fondée sur des principes et sur l’implication citoyenne, plutôt que sur une logique de leadership perçue comme incontournable.

Cette mise en garde intervient dans un contexte où les trajectoires politiques peuvent rapidement s’infléchir, et où la mobilisation collective reste le garde-fou le plus visible pour maintenir une dynamique stable.