Absentéisme des députés : la loi de sanction examinée à la Commission à Dakar

Mercredi à Dakar, la Commission examine une proposition de loi organique visant à encadrer la présence des députés et à introduire des sanctions contre l’absentéisme.
Un projet de loi organique destiné à encadrer la présence des députés entre dans le vif du débat à l’Assemblée nationale.
Mercredi 6 mai 2026 à 15 heures, la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains se réunit à Dakar.. La rencontre, programmée dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment de l’institution parlementaire, doit permettre l’examen d’un texte portant modification du Règlement intérieur.
Le cœur de la réforme porte sur l’article 118, avec l’idée d’introduire des mécanismes de sanction liés à l’absentéisme des députés.. Selon la convocation, la Commission étudiera la proposition de loi organique n°10/2026 avant d’envisager, le cas échéant, son inscription à l’ordre du jour en séance plénière.
Dans cette configuration, l’examen en commission constitue une étape décisive: c’est souvent là que le texte est précisé et ajusté avant d’être soumis au vote plus largement.
Concrètement, la proposition de loi organique est présentée comme une manière de mieux encadrer la présence des membres de l’Assemblée. L’objectif annoncé est clair: donner un cadre plus ferme à la participation et traiter plus directement les absences.
À ce stade, la Commission doit donc se concentrer sur le contenu de la modification du Règlement intérieur et sur la façon dont les sanctions seraient intégrées au fonctionnement parlementaire, en tenant compte de la logique et des procédures internes.
Cette discussion peut avoir des effets concrets sur la discipline au sein de l’institution, car elle touche à la régularité de la présence et au respect des exigences de travail parlementaire.
Après l’étude en commission, le texte devrait suivre son parcours habituel au sein des instances de l’Assemblée, avant toute possible inscription en séance plénière. Les débats de mercredi marquent ainsi une étape de cadrage, appelée à influencer la suite du processus.
Pour Misryoum, ces travaux illustrent une volonté de renforcer les règles internes autour de la participation des députés, à un moment où le fonctionnement institutionnel reste sous surveillance permanente de l’opinion et des acteurs politiques.