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Défense : les USA, la Chine et la Russie concentrent plus de 50 % du budget militaire mondial

En 2025, les dépenses militaires combinées des USA, de la Chine et de la Russie dépassent 1 480 Md$ et pèsent 51% du total mondial. Un signe de course aux armements.

La défense mondiale se concentre plus vite que prévu. En 2025, les trois principaux acteurs cumulent une part massive des dépenses de sécurité.

Ce 27 avril, Misryoum rapporte que le rapport du SIPRI souligne une dynamique de plus en plus nette : les États-Unis, la Chine et la Russie auraient absorbé à eux seuls plus de la moitié des dépenses de défense planétaires en 2025.. Au total, leurs investissements combinés atteindraient 1 480 milliards de dollars, soit 51% d’un budget mondial évalué à 2 887 milliards de dollars.

Derrière les chiffres, il y a une question politique : comment répondre à des tensions géopolitiques qui ne s’apaisent pas, et parfois se déplacent.. Les États-Unis et la Chine restent engagés dans une rivalité stratégique en mer de Chine méridionale et autour de Taïwan, tandis que la Russie, mobilisée par le conflit en Ukraine, maintient un effort de guerre qui pèse sur ses choix budgétaires.

Washington : baisse en 2025, mais préparation d’un palier supérieur

Mais ce recul ne signifie pas un changement de cap.. Les autorités américaines ont validé pour 2026 un budget dépassant le seuil des 1 000 milliards de dollars.. Et, selon les éléments évoqués dans le rapport, la proposition portée par le président Trump pourrait même conduire à une hausse pouvant aller jusqu’à 1 500 milliards de dollars à l’horizon 2027.. Dit autrement : la trajectoire reste celle d’une montée en puissance, avec des variations liées au calendrier des décisions.

Pour le lecteur, l’enjeu est simple : même quand une ligne budgétaire recule une année, les engagements industriels, les contrats d’équipement et les besoins de dissuasion peuvent maintenir une pression durable sur les dépenses.

Chine et Russie : moderniser et soutenir, malgré les contraintes

De son côté, la Russie affiche une trajectoire qui reflète son contexte opérationnel.. En 2025, son budget de défense serait de 190 milliards de dollars, en hausse de 5,9% malgré les sanctions internationales.. Misryoum indique que ces dépenses représenteraient environ 7,5% du produit intérieur brut, un niveau record de charge militaire, avec une part importante absorbée par la guerre en Ukraine.

Là encore, l’intérêt des données dépasse la comparaison entre pays.. Il montre comment une stratégie de dissuasion et de projection de force se traduit, année après année, par des arbitrages budgétaires très concrets : priorités industrielles, soutien aux forces, et entretien de capacités opérationnelles.

Le reste du monde accélère aussi : Europe, Asie et trajectoire à 2026

Misryoum note que ces dynamiques régionales sont présentées comme une réaction aux guerres contemporaines et à l’incertitude stratégique.. Et le rapport évoque la continuité de cette croissance au-delà de 2025, en 2026 notamment, portée par des crises multiples et des engagements militaires s’inscrivant sur le long terme.

Ce point est crucial : si les trois premiers États concentrent plus de la moitié des dépenses, la pression budgétaire ne se limite pas à eux.. Quand l’environnement sécuritaire se dégrade, les gouvernements ont tendance à verrouiller des plans pluriannuels, ce qui rend la sortie de la spirale plus difficile.

Au final, les chiffres de 2025 décrivent une course aux armements où la logique de dissuasion et de préparation aux conflits l’emporte souvent sur l’idée d’une pause.. Et si la hausse se diffuse ailleurs, la question pour les années à venir n’est plus seulement « combien dépensent les grands », mais aussi « combien de temps dureront les trajectoires ».. Dans ce contexte, Misryoum suivra de près les choix budgétaires qui se dessinent pour 2026 et au-delà.