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Conseil de défense à l’Élysée : Macron face à la crise d’Ormuz

Il y a cette odeur de café froid dans le bureau, mélange de tension et d’urgence, typique des lendemains qui s’annoncent chargés. Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense ce mercredi à 11 heures, juste après le traditionnel Conseil des ministres. L’objectif ? Discuter encore, et surtout trancher, sur la situation inflammable au Moyen-Orient. On sent que le temps presse, mais les détails filtrant de l’Élysée restent, comme souvent, assez flous — ou peut-être est-ce une volonté de ne pas trop en dire pour l’instant.

Le sujet central, c’est ce détroit d’Ormuz, ce verrou maritime vital pour le pétrole mondial que l’Iran bloque en représailles à la guerre menée par les États-Unis et Israël. C’est un sacré casse-tête diplomatique. D’ailleurs, Misryoum rappelle que le principe d’une mission de « non-belligérants » avait déjà été évoqué par le président lundi. Une initiative que Paris et Londres comptent bien piloter, histoire de ne pas laisser le terrain entièrement aux Américains. Enfin, si cela reste possible.

Vendredi, Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer coprésideront une visioconférence. L’idée est de mettre en place une mission dite « purement défensive ». Est-ce que cela suffira à apaiser les tensions ? Rien n’est moins sûr, surtout avec le blocus naval des ports iraniens décrété par Donald Trump. Une situation qui s’est enlisée, surtout après l’échec des pourparlers le week-end dernier.

Il faut dire que l’idée de cette mission de surveillance avait été lancée par Macron dès le mois de mars — une éternité dans un conflit qui change de visage chaque semaine. Il espérait alors une réouverture une fois les armes tues, mais bon, c’est loin d’être le cas aujourd’hui. La réalité sur le terrain semble avoir pris une longueur d’avance sur la diplomatie.

La France et le Royaume-Uni avancent dans leurs travaux de planification, accueillant les volontaires, même si, pour l’instant, le nombre exact de participants reste une inconnue. On attend de voir qui suivra réellement. C’est toujours le même schéma, on dessine des plans, on consulte, mais au final, la mer reste fermée et le prix du brut continue de titiller les esprits.