CDM U20 (Q) : les 25 joueuses d’Hassan Balla déjà d’attaque

La sélection U20 féminine a lancé son stage de qualification pour la Pologne 2026 avec 25 joueuses convoquées. Testé à Yaoundé, le groupe doit encore progresser avant les échéances décisives.
Les Lionnes U20 préparent la qualification pour la Coupe du monde féminine Pologne 2026, avec un groupe resserré et une exigence claire : avancer, corriger, et monter d’un cran.
Au total, le sélectionneur national Hassan Balla a convoqué 25 joueuses pour le quatrième tour des éliminatoires.. La liste a été publiée ce jeudi 23 avril, pour un stage programmé du 17 avril au 10 mai.. Dès le lancement, l’objectif du staff technique est resté le même : utiliser le temps du regroupement pour transformer les enseignements du terrain en travail concret.
Dans cette dynamique, les joueuses ont disputé un match d’évaluation ce jeudi au stade militaire de Yaoundé, face à l’Académie la Grâce.. Le résultat (4-1) n’a pas été présenté comme une fin en soi, mais plutôt comme un révélateur.. L’équipe a pris des repères, observé ses failles, et le staff insiste sur l’idée de “tirer les leçons” plutôt que de se focaliser sur le score.. Pour les entraîneurs, ce type de test sert à repérer ce qui fonctionne et ce qui doit être retravaillé en priorité.
Une analyse plus large s’impose cependant.. Quand l’équipe concède autant, même dans un match de calibration, la progression dépendra de la capacité du groupe à stabiliser certains fondamentaux : les transitions après perte de balle, la maîtrise des espaces et l’efficacité dans les moments clés.. Après la copie présentée, une impression ressort : beaucoup de travail reste à faire pour élever le niveau.. Ce réalisme-là compte, car les éliminatoires imposent des matchs où l’écart se creuse rapidement.
L’absence de Lys Tiwa attire aussi l’attention.. La joueuse n’a pas été convoquée pour ce regroupement, alors que son niveau est jugé suffisant.. Jusqu’ici, aucune explication officielle n’a été communiquée, laissant un léger flou sur le choix du staff.. Ce flou peut alimenter les conversations autour du groupe, mais il révèle surtout une réalité de la sélection : la forme du moment, la discipline de travail et l’adéquation tactique pèsent autant que le talent.
Les séances prévues vendredi au stade militaire de Yaoundé donnent déjà un aperçu des priorités.. Deux sessions d’entraînement sont au programme, avec un exercice central axé sur la conservation du ballon.. Autrement dit, le staff cherche à améliorer le contrôle, réduire les pertes inutiles et rendre l’équipe plus “lisible” dans ses enchaînements.. Dans la plupart des compétitions de jeunes, la différence se fait souvent sur la capacité à garder le cuir, à ressortir sous pression et à construire sans précipitation.
Ce regroupement n’est pas seulement une étape de préparation sportive : il engage aussi les joueuses dans un cadre collectif.. Vivre plusieurs semaines ensemble, enchaîner les évaluations, accepter les corrections et maintenir l’intensité, c’est aussi une façon de bâtir le mental.. Les éliminatoires de la Coupe du monde demandent une concentration de tous les instants, car chaque détail — déplacement, lecture du jeu, solidarité défensive — finit par avoir un impact sur le résultat final.
Sur le plan du niveau, la question du “manque” se fait entendre dans les coulisses.. Le groupe, tel qu’il apparaît dans cette convocation, ne semble pas aligner le même niveau d’exigence que celui attendu pour viser très haut.. Dans un championnat où les places sont chères, les équipes capables de combiner technique et impact offensif font souvent la différence.. Hassan Balla affiche néanmoins de la confiance, ce qui suggère un travail en profondeur sur la cohésion et la capacité à franchir un cap d’ici les échéances.
Au-delà du stage lui-même, l’enjeu est clair : construire un groupe capable d’aller chercher la qualification.. Pour y parvenir, les prochains jours devront être utiles, à la fois sur le plan tactique et sur la progression individuelle.. Si le ballon doit devenir un allié, alors il faudra aussi que chaque joueuse sache quoi en faire : accélérer au bon moment, protéger les temps faibles, et transformer les efforts collectifs en occasions.. Le championnat commence avant même le premier match officiel — dans l’intensité, les apprentissages et la façon dont l’équipe répond aux exigences.