Cap Costières à Nîmes : une métamorphose pour un nouveau souffle

« On est un vrai centre commercial ! » C’est ce que répète Laura Biolé avec une assurance qui ne laisse aucune place au doute. À Nîmes, Cap Costières s’est imposé comme le point de chute incontournable pour le shopping hors centre-ville. Avec son accès direct à l’autoroute et ses parkings immenses, l’endroit attire, encore et toujours. D’ailleurs, Misryoum a appris que le 100 millionième client a franchi les portes du site en juillet 2025. Un chiffre vertigineux pour cet établissement qui, il faut le dire, commençait à accuser le poids des années.
Le site était devenu, selon les propres termes de sa directrice, un peu « vieillissant ». Il était grand temps de bousculer les choses. Depuis ce jeudi 18 avril 2026, la transformation est enfin actée. En entrant, on sent encore cette odeur légère de peinture fraîche et de matériaux neufs, un mélange assez particulier qui marque la fin d’un long chantier.
Lancés en septembre, les travaux ont été menés exclusivement de nuit — pour ne pas déranger le ballet des clients, enfin c’est ce qu’on nous dit. Sols refaits, mobilier modernisé, sanitaires flambant neufs et végétation réimplantée : tout y est passé. C’est la première fois que le bâtiment subit une telle cure de jouvence depuis son inauguration, le 5 mars 2003. Trois ans de réflexion, des ajustements par dizaines, et voilà le résultat.
Il y a aussi ce changement imposé par Mercialys, le propriétaire : la bascule vers le concept de « Shop Park ». Ça ne change pas grand-chose pour le visiteur, mais cela a imposé une refonte complète de la signalétique. Fini le vieux logo Casino, ce G blanc sur fond rouge un peu agressif qui trônait sur les entrées. Aujourd’hui, on découvre une écriture plus douce, plus « chaleureuse » sur les vitres. « Il fallait se détacher de l’image alimentaire », confie Laura Biolé. On comprend l’idée, même si les habitudes ont la vie dure.
Le centre s’est aussi doté de ce que la directrice appelle « l’élément roi ». En sondant les visiteurs, un manque de services pour les enfants était apparu. Désormais, une aire de jeux trône fièrement sur la place centrale, juste devant les restaurants. Une petite attention qui change pas mal l’ambiance, rendant les lieux plus conviviaux — ou peut-être plus bruyants, c’est selon.
Misryoum confirme que la gestion n’a pas répercuté ces coûts sur les loyers des commerçants, ce qui a dû soulager plus d’un gérant de boutique. Tout cela est en place, enfin presque, car deux ouvertures de magasins sont encore attendues. Et après ? Il paraît qu’une autre surprise arrive. Une affaire à suivre, donc.